Archives de catégorie : Carnet de voyage

Château des Archevêques de Seyssuel.

Le château de Seyssuel est un ancien château épiscopal du XIIe siècle.
En 1304, ce château est la propriété des archevêques de Vienne. Mis à sac et incendié par les frères Torchefelon, seigneurs de Montcarra, en conflit avec l’archevêque Thibaud de Rougemont en 1409, il est rebâti et conservé intact jusqu’au XVIe siècle.
Les ruines du château de Seyssuel sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 1994

Château de Clermont (Isère)

Le château de Clermont et le mandement sont cités comme tels pour la première fois en 1107 lors du partage du comté de Sermorens et fut le berceau de la famille de Clermont qui apparaît dans les textes à la fin du XIe siècle.
Les fouilles de 1991 ont montré une première implantation dès la deuxième moitié du XIe siècle dont on ne connaît pas précisément le plan. Au XIIe siècle une tour de pierre se dresse sur le site. Au XIIIe siècle, tout est rasé et on recouvre d’une motte surmontée d’une tour polygonale. Ces fouilles ont mis au jour également les vestiges de la chapelle castrale Notre-Dame attestée au XIIe siècle et qui devait exister dès le XIe siècle.
Les seigneurs de Clermont qui étaient indépendants jusqu’alors, vont en 1203 avec Guillaume de Clermont rendre hommage pour leurs terres de Clermont, Saint-Geoire et Crépol à l’évêque de Vienne.
En 1317, le seigneur de Clermont rend hommage au Dauphin Jean II de Viennois. Le château est alors aux marches des États de Savoie qui possèdent une enclave au sud, vers Voiron. La seigneurie devient la première baronnie du Dauphiné. La famille de Clermont verra ses terres au XIVe siècle élevées au titre de vicomté.
En 1547, Antoine III de Clermont est fait comte de Clermont en Viennois par le Roi de France Henri II.

Il semble que le château ait été abandonné au début du XVIe siècle et démantelé en 1626 par ordre royal inspiré par Richelieu, comme les autres châteaux qui ne servaient plus à défendre la France.
En 1814, le colonel Lubière commandant d’une unité de l’armée napoléonienne décide de stopper en vain l’armée autrichienne en s’enfermant dans ce qui reste du château.
Seul le donjon, qui appartient toujours aux Clermont-Tonnerre subsiste aujourd’hui et il a la particularité peu courante d’être pentagonal. En face, se dresse le château de Montclair qu’une légende prétend être relié à Clermont par un souterrain et des sorties dans certaines maisons, laissant supposer des trésors enfouis sous les éboulements.

Château de Saint Quentin sur Isère

Dévasté durant les guerres de religion, les ruines du château-fort de Saint-Quentin, datant du XIIIe siècle, dominent le village. Les vestiges du bâtiment médiéval se trouvent au lieu-dit La Tour. Le château est cité pour la première fois dans les hommages de André-Dauphin (1184-1237) aux archevêques de Vienne.

Du donjon médiéval aux murs épais, il ne reste plus que la façade nord jusqu’à une hauteur de trente mètres, la rendant encore visible depuis la route et la vallée. Deux baies sont encore visibles, par contre le crénelage a disparu avec le temps. L’ancienne enceinte est encore visible partiellement, dans l’environnement immédiat du château.

Le donjon, muni de corbeaux qui formaient des mâchicoulis, ne comporte plus que 2 pans en angle Sud-ouest et ne présente plus de salle fermée, mais on peut encore deviner qu’il possédait trois niveaux. Sa hauteur résiduelle est de 30 m environ. La technique de construction par parements intérieur et extérieur enserrant un blocage, est bien visible. Quelques travaux de confortement ont été effectués pour limiter la ruine des pans subsistants. Autour de cet ancien bâtiment, on peut encore découvrir les anciens fossés, ainsi qu’une ancienne citerne.

Château de Rochechinard (En cours de restauration, accès bloqué)

Le site fut probablement occupé dès le XIIe siècle par une rocca possédée par la famille des seigneurs du Royans. D’ailleurs, une famille nommée Rochehinard apparait dans une charte du monastère de Léoncel. Durant cette période, le château n’est probablement qu’une modeste rocca, caractérisée par la présence d’une tour, d’une aula, d’une chapelle castrale dédiée à saint Georges et d’un bâtiment annexe matérialisé par une grande case-encoche. Ces bâtiments occupent la partie terminale de l’éperon, protégée par un profond fossé taillé dans la roche et par un mur de plus de 2 mètres d’épaisseur.

Vers 1480-1490, une vaste campagne de travaux est engagée par la famille Allemand, transfigurant le site. Elle voit l’érection quasi simultanée d’au moins trois bâtiments : une tour à canon ouverte à la gorge et flanquée d’une barbacane souricière, une tour circulaire percée de canonnières et de baies à coussièges, et un vaste logis. Cette uniformité se manifeste par l’usage d’un décor de pierres à bossages pour les chaînes d’angles et les piédroits des baies. Érigé hors de tout contexte militaire, ce « nouveau » château est avant tout l’emblème d’un lignage, celui des Allemand, qui y multiplie les marques identitaires (écus en chanfrein, motif de bâton écoté). À cette occasion la famille prend le nom de Allaman de Rochechinard

Le secteur défensif multiplie les obstacles. La tour à canon constitue le premier : assisée à même le rocher, avec des murs de 3 mètres, elle n’offre que des angles saillants à un éventuel tir adverse. Ses onze canonnières à double ébrasement assurent une défense en tir rasant ou plongeant. Le flanquement rapproché est assuré par une échauguette et une plate-forme sommitale crénelée. En contrebas, le secteur d’entrée est défendu par une porte de chêne, un pont-levis, une canonnière et une échauguette. Passée cette petite barbacane, une seconde porte donne accès à une cour en forte pente franchissable grâce à un dispositif mobile. La tour centrale, appelée « donjon » au XVIIe siècle, complète la défense par huit canonnières, orientées vers la cour, la barbacane ou l’intérieur de la tour à canon.

Ce « donjon » sert d’interface entre secteurs de défense et de résidence. Il est construit sur le point le plus bas du site, dans l’ancien fossé, mais s’élève à plus de 17 mètres avec ses cinq niveaux. Son sous-sol est occupé par une vaste citerne, et un bâtiment annexe accolé abrite le four à pain.

Le corps de logis encore en élévation au nord ne représente sans doute qu’un quart des constructions qui utilisaient les structures antérieures. On notera le confort de ce secteur, avec une cuisine au rez-de-chaussée, des latrines pour chaque étage, et des cheminées dans chaque pièce.

Aux XVIe et XVIIe siècles, les Mosnier réalisent les dernières transformations du site, avec la construction d’une galerie à l’italienne et plusieurs réaménagements internes. Les derniers travaux ont lieu en 1699 avec la réfection générale des toitures. Mais le site est totalement délaissé au début du XVIIIe siècle et en 1764 il est déjà inoccupé et en ruine. Au XIXe siècle le château, rendu aux éléments souleva l’enthousiasme des peintres et poètes romantiques (E. Thuillier, D. Rahoult, Alexandre Debelle, V. Arnaud, A. Souchier…). Comme beaucoup de châteaux il sert au XIXe siècle de carrière de pierre et l’on retrouve de nombreux réemplois dans les maisons de la commune.

Le château, la tour, le donjon et le site archéologique ont été inscrits monument historique le 6 septembre 1994.

Château de Bocsozel

Le château de Bocsozel bien que mentionné de manière régulière au XIIe siècle semble antérieur. En effet, deux chartes du début du XIe siècle le mentionnent.
Il apparaît dans un premier acte, de manière prouvée, en date du 25 janvier de l’an mille et répertorié dans les Cartulaires de l’église Cathédrale de Grenoble dits Cartulaires de Saint-Hugues sous la forme castrum Bocizelo.
Un second acte, toujours dans Cartulaires de l’église Cathédrale de Grenoble, mais avec certaines réserves, du 2 avril 1003, mentionnerait sous la forme castrum Bocissello.
Ces documents sont les premières mentions des Humbertiens, avec le comte Humbert et ses frères.

La famille de Bocsozel est une famille noble du Viennois dans la province du Dauphiné. Le premier membre cité de cette famille est Humbert de Bocsozel qui aurait vécu en 1093, mais déjà une charte datée de 1004 mentionne le château du même nom.

Château de Bressieux

Le château en galets roulés est construit à la fin du XIIe siècle par Aymard III. Il succède probablement à un premier château érigé vers 1025 qu’aurait construit un seigneur du nom de Bornon et qu’Aymard Ier, peut-être à la fin du XIe siècle, aurait alors fait creuser un fossé circulaire pour protéger la motte.
Le château de Bressieux, « castrum Bressiacum », est cité en 1207, en fief relevant alors de l’Église de Vienne.
Au milieu du XIIIe siècle Aymard VI reconstruit le château en briques après avoir arasé partiellement les murs en galets roulés. En 1276 on construit le donjon et on agrandit le fossé. Aymard de Bressieux en rend hommage en 1317 au comte Amédée V de Savoie et en 1327 Hugues de Bressieux en fait hommage au Dauphin. À la mort de Geoffrey de Bressieux, mort sans héritier mâle, les terres et le château parviennent à son gendre Humbert de Grolée après un procès entre lui et Aymard de Clermont.
Le château fut à l’origine de la création d’une nouvelle paroisse qui s’est limitée à l’emprise du site castral.
En 1538 François Ier y est reçu par Aymard Antoine de Grolée.

Château de Saint-Sixte

Le château (Villa Descours)

Ce château de plaisance, construit à la fin du XIXe siècle, est une imposante villa au style baroque. Elle aurait été, selon les sources, la résidence d’été de l’industriel lyonnais André Descours, fondateur du groupe Descours & Cabaud où celle de son frère Auguste Descours qui serait décédé dans l’enceinte du château en 1904.

Occupé par des maquisards durant la Seconde Guerre mondiale qui y auraient installé leur quartier général, le château a été incendié par les soldats de la Wehrmacht en représailles et n’a jamais été restauré depuis.

D’imposantes ruines de cette demeure subsistent encore en 2020 et celles-ci sont visibles depuis les bois de Saint-Sixte sur une légère éminence située au-sud-est du village et du lac. On peut encore y constater des traces d’impacts de balles datant probablement de l’attaque allemande.

Château de Beauvoir-en-Royans (Château delphinal)

Le château delphinal construit au XIIIe siècle est démantelé sous Louis XI en 1476. Les ruines du château de Beauvoir font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 1er septembre 1922.

Humbert II est le créateur du Conseil delphinal en 1337, puis de la cour des comptes à partir de 1340. Il fonde également l‘université de Grenoble le 12 mai 1339 avec l’accord du pape Benoît XII.
En 1347, de retour de croisade, ruiné, il fait construire le couvent des Carmes dans la périphérie du château de Beauvoir.
En 1349, il cède définitivement, par le traiter de Romans, le Dauphiné à la France. Le premier petit-fils du Roi Philippe VI qui en hérite, prend ainsi le titre de Dauphin de France.
Hunbert II meurt en 1355 à l’âge de 43 ans.